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La première quinzaine de février aura été marquée par la poursuite de l'aversion au risque des investisseurs alors que les craintes sur la dette grecque se sont amplifiées, malgré le soutien implicite des autres pays de la zone euro. Ainsi les premières publications de résultats aux Etats-Unis ont souvent donné lieu à des prises de bénéfices, non pas que les résultats publiés soient décevants mais plutôt parce que les indications données pour 2010 sont apparues insuffisantes eu égard aux niveaux de valorisations exigeants de ces sociétés.
Le mois de janvier aura été marqué par le retour soudain de l'aversion au risque sur les marchés financiers en raison d'inquiétudes grandissantes sur la capacité de la Grèce a honorer ses échéances de même que d'autres pays de la zone euro (Portugal, Espagne, Irlande) dont la situation est fragilisée.
"- La nette correction subie par les obligations et les actions ces deux dernières semaines a mis un bémol au spectaculaire rebond du marché depuis mars dernier. Ainsi se pose la question de savoir si cette correction constitue une simple pause dans la dynamique prolongée, mue par l’abondance de liquidités, ou bien s’il agit de quelque chose de plus profond, au regard des nouvelles inquiétudes du marché.
Janvier s'est déroulé sur un air de déjà-vu, aussi bien au niveau de sa configuration que de ses sujets d'inquiétude, rappelant ainsi le douloureux mois de janvier 2009.
Nous avons commencé le mois dans l'optimisme en permettant à l'indice parisien de progresser de près de 4%. Celui-ci s'est rapidement retourné face aux craintes concernant la dette grecque et plus largement celle des Etats pour clôturer sur un repli de 5%.
Les points principaux de l'évolution des marchés financiers pour 2010 selon Hixance Asset Management:
- Une reprise graduelle de l’économie mondiale soutenue par des plans massifs de relance des Etats pour éviter une spirale déflationniste
- Des injections tout aussi massives des banques centrales mondiales pour alimenter le système financier
- Une dégradation des comptes publics sous l’effet du dérapage des déficits
budgétaires
La semaine écoulée aura vu un changement de psychologie important parmi les investisseurs. En effet, tout d'abord l'annonce par les autorités chinoises de restrictions d'octroi de crédits bancaires jusque là importants a fait naître des craintes quant à la poursuite de la croissance exceptionnelle (PIB en hausse 10,7% pour le 4ème trimestre 2009) de ce pays compte tenu de son rôle de locomotive de l'économie mondiale.

La première quinzaine de l'année aura démarré sur la même tendance haussière que les derniers mois. Toutefois la deuxième semaine s'est achevée sur une note mitigée après notamment la publication de résultats de la banque américaine JP Morgan laissant apparaître une poursuite de la dégradation sur la qualité de ses crédits (notamment en cartes bancaires) et un indice de confiance du consommateur américain en baisse.

La grande question qui est revenue très régulièrement ces derniers mois était de savoir si le CAC 40 pouvait atteindre, voire dépasser, les 4000 points.Finalement, il finit à une courte encablure de ce seuil.
Après un début de semaine haussier sur les marchés actions grâce notamment au soulagement apporté par un prêt de 10 Mds $ d'Abu Dhabi à Dubaï pour l'aider à faire face à ses difficultés, les deux dernières séances de la semaine auront été plus difficiles. En effet, des chiffres de chômage plus important que prévu aux Etats-Unis, ainsi que les premiers éléments liés à la mise en place de Bâle 2 visant à rendre la réglementation (niveaux de fonds propres et de solvabilité) pour les banques plus contraignante ont incité les investisseurs à la prudence.
La fin du mois a été marquée par une légère correction sur les marchés actions suite aux craintes inspirées par l'annonce d'un défaut de paiement de la première compagnie publique de Dubai, et de la possibilité d'autres défauts de paiement dans des pays dont la situation financière apparaît tendue. Ainsi les investisseurs ont logiquement préféré réaliser une partie des bénéfices réalisés alors que les actions avaient retrouvé leurs plus hauts annuels après le fléchissement connu fin octobre.